Hypertension artérielle

L’HTA est définie comme une PA ≥ 140/90 mm Hg mesurée en consultation et persistant dans le temps, dans 90 % elle est essentielle

L’HTA résistante  est définie par la persistance d’une PA supérieure à 140 et/ou 90 mm Hg , malgré l’association de règles hygiéno-diététiques et d’une trithérapie antihypertensive comportant un diurétique thiazidique à doses maximales tolérées. En 20 ans, l’ HTA résistante a augmenté de 62% (étude Power Over Pressure).

Open Open

Différentes classes d’antihypertenseurs qui ciblent les organes ou effecteurs qui interviennent dans l’HTA avec :

  • Les centraux: ils inhibent  le système nerveux sympathique au niveau central en se fixant sur les récepteurs alpha du cerveau
  • Les bêta-bloquants: ils diminuent la force de  contraction du myocarde (effet inotrope négatif), et la fréquence cardiaque (effet chronotrope négatif)
  • Les inhibiteurs calciques : ils ont un effet vasodilatateur +/- une action bradycardisante spécifique pour certains
  • Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) : ils ont un effet anti- vasoconstricteurs en  bloquant la synthèse  d’angiotensine 2
  • Les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA 2) : ils ont un effet anti- vasoconstricteurs en empêchant  l’angiotensine 2 d’exercer son action
  • Les diurétiques:  ils favorisent l’élimination de l’eau et du sodium par les reins, réduisant le volume de liquide dans le corps

Le diabète de type 2

Maladie chronique caractérisée par hyperglycémie à jeun > 1,26 g/l à deux reprises ou  ≥ à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée. Elles est lié au développement d’une insulino-résistance des cellules musculaires et hépatiques, qui est compensée au départ par  un hyperinsulinisme mais qui va entrainer  progressivement un  «épuisement» du pancréas, qui ne sécrétera plus d’insuline (insulinopénie). Le diabétique devient alors insulino-nécessitant ou requérant.

Open Open

Différentes classes d’antidiabétiques, qui pour fonction d’équilibrer au mieux la glycémie afin de limiter les complications cardiovasculaires (néphropathies, rétinopathies, neuropathies, HTA, angor, IDM, AVC ….) 

  • Les biguanides (Metformine): ils diminuent l’insulino-résistance et la libération de glucose par le foie
  • Les Sulfamides hypoglycémiants: ils stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas
  • Les agonistes des récepteurs à la GLP-1 (sous cutané) : ils stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas en renforçant l’action de l’incrétine GLP1 « Glucagon-like peptide 1 », ils diminuent la libération de glucose par le foie et ont un effet coupe faim central
  • Les inhibiteurs de la DPP-4 (DiPeptidyl Peptidase) : ils stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas en empêchant l’enzyme DPP4 de dégrader la GLP1  et ils diminuent la libération de glucose par le foie
  • Les inhibiteurs des α glucosidases intestinales: ils ralentissent la digestion des glucides, d’où une baisse de la glycémie en post prandial
  • L’insuline si le diabétique devient insulino-nécessitant

Les dyslipidémies : L'hypercholestérolémie et L'hypertriglycéridémie

Hypercholestérolémie : Trouble métabolique qui se traduit par un taux élevé de cholestérol total >  2 g/l et/ou un taux de cholestérol LDL > 1,6g/l  (en  l'absence de facteurs de risque cardiovasculaire).

Hypertriglycéridémie : Trouble métabolique qui se traduit par un taux élevé de triglycérides ≥ 1,5 g/l.

Open Open

La prise en charge des dyslipidémies  vise à prévenir la survenue d’événements cardiovasculaires (prévention primaire) ou de leurs récidives (prévention secondaire), et ainsi réduire le risque de mortalité.

Traitement médicamenteux à disposition :  

  • Les statines: elles inhibent une enzyme (l’HMG-CoA réductase) afin de limiter la synthèse hépatique du cholestérol
  • Les fibrates : ils inhibent la synthèse des VLDL-triglycérides, ils augmentent la lipolyse des triglycérides, des VLDL et des chylomicrons, et ils augmentent les concentrations de HDL-cholestérol (bon cholestérol)

L’obésité

L’obésité est une maladie qui correspond à une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle, c’est un facteur de risque majeur de comorbidités (DT2, maladies cardiovasculaires, respiratoires, hépatiques rénales, articulaires, cancers..) pouvant réduire l’espérance de vie. Le surpoids et l’obésité sont reconnus comme la cinquième cause de mortalité par l’OMS.

Open Open

En 2020, près d’un Français sur deux est en situation de surpoids (30,3%) ou d’obésité (17% soit plus de 8 millions de personnes adultes).

Les médicaments anti-obésité :

  • Les analogues de la GLP-1 « glucagon-like peptide 1 » : ils stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas et ont un effet coupe faim central
  • Les doubles-agonistes : ils activent les récepteurs à la GLP1 et au GIP « glucose‐dependent insulinotropic polypeptide » qui exerce notamment son action sur la dépense énergétique en agissant sur un récepteur présent dans le cerveau et le tissu adipeux

Attention, ces thérapeutiques ont de nombreux effets secondaires : diarrhées, constipation, nausées, vomissements. L’arrêt du traitement se caractérise par une reprise de poids.

L’angine de poitrine (Angor)

Maladie liée à un manque d’oxygénation du muscle cardiaque (ischémie), suite à une obstruction partielle d’une ou plusieurs artères coronaires (plaques d’athérome, caillot sanguin, spasme de l’artère)

Open Open

Les thérapeutiques médicamenteuses :

  • Les dérivés nitrés : ceux sont des donneurs d’oxyde nitrique qui  dilatent les artères coronaires et permettent une augmentation des apports en dioxygène au cœur  
  • Les bêtabloquants : ils diminuent la consommation du cœur en oxygène en réduisant la fréquence cardiaque et la pression artérielle
  • Les inhibiteurs calciques: ils permettent une diminution du travail du cœur en diminuant la tension artérielle et augmentent le débit sanguin dans les artères coraonaires
  • Les anti-agrégants plaquettaires : ils empêchent  l'obstruction totale  des artères coronaires et préviennent les récidives
  • Les statines :  elles diminuent la quantité de cholestérol et diminuent donc le risque de plaque d’athérome

Une thérapeutique interventionnelle peut être préconisée pour restaurer le flux sanguin dans les artères coronaires : angiographie avec angioplastie +/- ressort (stent). En cas de lésions trop importantes, un traitement chirurgical avec un pontage aorto-coronarien  peut être proposé.

L’Infarctus du myocarde

Maladie liée à une obstruction totale d’une ou plusieurs artères coronaires, d’où un arrêt de la perfusion sanguine du muscle cardiaque (plus d’apports en O2)  entrainant une destruction plus ou moins étendue des cellules myocardiques (nécrose du myocarde). 

Open Open

Les thérapeutiques médicamenteuses pour prévenir les récidives et éviter les complications : Le protocole BASIC :

  • Les Bêtabloquants pour réduire le travail du cœur (baisse de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque)
  • Les Anti-agrégants plaquettaires : ils fluidifient le sang et  préviennent  la formation de nouveaux caillots dans les vaisseaux sanguins.
  • Les Statines: ils réduisent le taux de cholestérol et limitent la formation de nouvelles plaques d’athérome
  • Les Inhibiteurs de l’enzyme de conversion  : ils  diminuent le travail du cœur en limitant la postcharge et préviennent  le remodelage et la dilatation du ventricule gauche
  • Un facteur non médicamenteux: Le contrôle des facteurs de risque : arrêt du tabac, perte de poids si nécessaire, activité physique et réadaptation physique…

Une thérapeutique interventionnelle peut être préconisée pour restaurer le flux sanguin dans les artères coronaires : angiographie avec angioplastie +/- ressort (stent). En cas de lésions trop importantes, un traitement chirurgical avec un pontage aorto- coronarien peut être proposé.

La fibrillation auriculaire ou atriale

Pathologie sévère correspondant à un trouble du rythme caractérisé par une contraction anarchique, trop rapide (de 300 à 500 battements par minute) et inefficace des oreillettes ; avec risque de formation d’un caillot (thrombus) et donc d’accidents vasculaires cérébraux (≈ 20% des cas).

Open Open

Les thérapeutiques médicamenteuses :

  • Les antiarythmiques pour prévenir ou atténuer les troubles du rythme cardiaque
  • Les bêtabloquants ou les inhibiteurs calciques dihydropyridiniques pour contrôler la fréquence cardiaque
  • Les anticoagulantsou antivitamines K  pour éviter les accidents thromboemboliques, comme les accidents vasculaires cérébraux 

Un traitement chirurgical peut s’avérer nécessaire avec :

  • L’ablation des parties arythmogènes parcryothérapie (brûlure par le froid) ou par radiofréquence (brûlure par température élevée)
  • L’ablation du nœud auriculo-ventriculaire associée à la pose d’un stimulateur cardiaque permanent

L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI)

Maladie qui correspond à l'envahissement de la maladie athéromateuse (dépôts de cholestérol) au niveau du réseau artériel des jambes entrainant une diminution du diamètre interne des artères, voire, dans les cas les plus graves, par l’obstruction de ces artères.

Open Open

Maladie qui doit être dépistée et traitée car elle peut évoluer progressivement vers de graves complications, comme l’ischémie des membres inférieurs, la gangrène ou une autre localisation cardiovasculaire (AVC, infarctus) car elle peut toucher toutes les artères.

Pour une  AOMI de grade 2 (= douleurs à la marche), l’espérance de vie est réduite  de 10 ans en moyenne, en cas de grade 3 ou 4 (douleurs permanentes ou ulcères de jambe), le risque de décès à 5 ans est estimé à 70%.

Cette maladie affecterait environ un million de personnes en France.

Des traitements médicamenteux sont prescrits afin de  prévenir les risques cardiovasculaires :

  • Une statine pour contrôler le taux de cholestérol
  • Un anti-agrégant plaquettaire pour fluidifier le sang afin d’éviter qu’il forme des caillots obstruant l’artère
  • Si besoin un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) pour protéger les artères des effets de l’athérome

Si ces traitements  ne suffisent pas ou si l’artériopathie est sévère, une intervention chirurgicale peut s’imposer pour rétablir la circulation sanguine : angioplastie par ballonnet avec plus ou moins mise en place de stent dans l’artère concernée voire un pontage vasculaire.

L’arthrose

Maladie articulaire chronique qui conduit à une destruction du cartilage, une inflammation de la membrane qui tapisse l’intérieur de l’articulation (membrane synoviale), ainsi qu’un remodelage de la couche osseuse située directement sous le cartilage. Maladie plus ou moins invalidante qui entraine des douleurs, des raideurs et une limitation de la mobilité.

Open Open

10 millions de français sont concernés dont 65% des plus de 65 ans et 80 % au-delà de 80 ans.

Les thérapeutiques médicamenteuses pour limiter les symptômes:

  • Les antalgiques pour limiter les crises douloureuses aigues
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sur une courte durée en cas de poussée inflammatoire
  • Les anti-arthrosiques d'action lente (AAAL) pour diminuer l’intensité des douleurs, avec une efficacité limitée
  • Les infiltrations de corticoïdes pour passer un cap très douloureux
  • L’injection d'acide hyaluronique pour obtenir un effet antalgique durable
  • Les antalgiques opiacés et morphiniques en cas de douleurs très intenses

Un traitement chirurgical (arthroplastie) peut être proposé aux patients chez lesquels l’arthrose de la hanche ou du genou engendre un handicap sévère avec la pose d’une prothèse partielle ou totale.

Retour en haut