Sport

Contrairement à une idée largement répandue, le sport ne suffit pas pour perdre du poids.

Tout d’abord, sachez que le sport n’entraîne pas de grosses dépenses énergétiques. Pour obtenir le même résultat qu’une restriction calorique journalière de 800 kcal, il faudrait courir un semi-marathon (soit 21 km) tous les jours ! Et pour éliminer l’équivalent en calories d’une tartelette aux pommes, il faudrait courir au moins deux heures et demie… ce qui se rapproche de la mission impossible quand on est en surcharge pondérale.

Tableau : Temps d’activité nécessaire pour éliminer 100 g de différents aliments ou boissons

Quelle place donner à l’activité physique dans un programme de perte de poids ?

C’est la question à laquelle ont répondu des chercheurs américains en suivant les participants au programme de télé-réalité, The biggest loser (traduire “Le plus gros perdant”), dans lequel des candidats obèses attaquent un programme complet (séances physiques extrêmes quotidiennes et restriction calorique importante) pour perdre du poids de manière spectaculaire. Au terme des 30 semaines de compétition, le participant qui a réussi à perdre le pourcentage le plus élevé de son poids corporel par rapport au début de l’émission remporte 250 000 dollars.
Les résultats de cette étude ont été publiés en 2017 dans le journal scientifique international Obesity [1] :

• Au cours des 30 semaines de compétition, plus le déficit d’apport énergétique grâce au régime hypocalorique avait été important, plus les participants avaient perdu de poids. Au contraire, il n’y avait aucune corrélation entre leurs dépenses énergétiques grâce à la pratique régulière et intense d’une activité physique et la perte de poids. Ces résultats démontrent qu’il est primordial d’introduire un régime hypocalorique pendant une phase d’amaigrissement.
• En revanche, six ans après la compétition, plus les participants avaient pratiqué d’exercice physique, moins ils avaient repris de poids, alors qu’il n’y avait pas de corrélation entre leurs apports énergétiques et leur reprise de poids. En phase de maintien de la perte de poids, l’activité physique devient donc un déterminant essentiel pour éviter la reprise de poids.

Si vous voulez maigrir, il faudra donc dans un premier temps entreprendre un régime hypocalorique. L’activité physique viendra dans un second temps. De plus, la perte de poids soulagera vos articulations et améliorera votre souffle, vous vous sentirez bien plus à l’aise pour bouger et éviterez des blessures ou des douleurs qui pourraient complètement vous démotiver.

Le conseil RNPC :

Fort des résultats de ces différentes études, le Programme RNPC a hiérarchisé les priorités pour vous permettre d’atteindre au mieux vos objectifs :

1) perdre du poids grâce à un protocole validé par notre comité scientifique et éprouvé depuis de nombreuses années auprès de dizaines de milliers de patients
2) réintroduire l’activité physique dès que possible c’est-à-dire dès que la perte de poids a amélioré vos douleurs et vos capacités cardio-respiratoires
Votre diététicienne RNPC adaptera ses conseils en fonction de l’évolution de ces différents paramètres : c’est un des intérêts de venir en consultation tous les 15 jours.
Votre diététicienne vous encouragera à reprendre, continuer, voire intensifier (selon votre condition physique et votre motivation) la pratique d’une activité physique et/ou sportive.

Allez-y doucement au début, pour ne pas vous blesser ni vous dégoûter, le principal étant de ne pas s’arrêter quand on a commencé. L’activité physique idéale ? Celle qui vous plait et qui ne vous demande pas un effort trop important. Si vous souffrez des articulations, la natation et le vélo sont particulièrement recommandés.

N’oubliez pas que toute activité physique est bénéfique : si possible, déplacez-vous au maximum à pied, prenez les escaliers au lieu de l’ascenseur… toutes les occasions de bouger sont bonnes à prendre !Références :
[1] Kerns J, et al. Increased Physical Activity Associated with Less Weight Regain Six Years After « The Biggest Loser » Competition. Obesity (Silver Spring) 2017;25(11):1838-43

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